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Images et photos générées par IA : ce qui est vraiment obligatoire
Toutes les images générées par IA ne sont pas des deepfakes, et l'obligation de mention visible ne vise que les deepfakes. Voici où passe exactement la ligne.
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- TROIE Studio

Depuis le 2 août 2026, une partie des images produites avec une IA doit être signalée. Une partie seulement. La confusion vient du fait qu'on mélange deux obligations distinctes qui ne pèsent pas sur les mêmes personnes.
Deux obligations, deux responsables
La première est le marquage lisible par machine. Toute image synthétique doit porter une marque détectable : métadonnées, filigrane invisible, signature de provenance. Cette obligation pèse sur le fournisseur du générateur d'images, pas sur vous.
La seconde est la mention visible, et elle ne vise qu'une catégorie précise : les deepfakes. Celle-là pèse sur vous, qui publiez.
Ce qu'est un deepfake, au sens du règlement
Le règlement définit le deepfake comme un contenu image, audio ou vidéo généré ou manipulé par IA qui ressemble à des personnes, des objets, des lieux, des entités ou des événements existants, et qui apparaîtrait à tort authentique ou véridique à une personne.
Deux critères, donc : la ressemblance avec quelque chose de réel, et la capacité à tromper. Si l'un des deux manque, ce n'est pas un deepfake.
Où passe la ligne, en pratique
- Le visage d'une personne réelle placé dans une scène qu'elle n'a pas vécue : deepfake, à signaler.
- Une photo de votre magasin retouchée par IA pour y ajouter des clients qui n'y étaient pas : ressemblance à un lieu réel, capacité à tromper, à signaler.
- Un portrait de personne entièrement inventée pour illustrer un article : ne ressemble à personne d'existant, pas un deepfake.
- Une illustration de style dessiné, même photoréaliste dans son rendu, qui ne représente rien d'existant : pas un deepfake.
- Un dragon, une ville flottante, un univers ouvertement imaginaire : contenu manifestement fantastique, exclu.
- Une photo réelle simplement recadrée ou dont on a corrigé la lumière : pas de génération, pas de manipulation substantielle, hors champ.
Le cas des œuvres artistiques
Quand l'image relève d'une œuvre artistique, créative ou satirique, l'obligation subsiste mais s'assouplit dans sa forme : la divulgation doit se faire de manière appropriée, sans entraver l'appréciation de l'œuvre. En clair, une mention au générique ou en légende suffit, il n'est pas demandé de gâcher le visuel par un bandeau.
Comment signaler une image
Trois formes fonctionnent, à choisir selon le support : une légende sous l'image, une incrustation discrète dans un coin, ou une mention dans le texte qui accompagne la publication. Le règlement exige que l'information soit claire, distinguable et donnée au plus tard au moment où la personne est exposée à l'image.
exemple()« Image générée par intelligence artificielle. » En légende, cela suffit et cela se lit.
Le piège des banques d'images
Une image téléchargée sur une banque et présentée comme une photo peut avoir été générée. Vous restez le déployeur qui publie. Vérifiez les conditions de la banque, et privilégiez celles qui indiquent clairement l'origine de chaque visuel.
Et les plateformes
Meta affiche une étiquette « AI Info » sur Instagram et Facebook, TikTok a intégré les Content Credentials, et ces règles s'appliquent indépendamment de la loi. Une image marquée par son générateur peut donc être étiquetée automatiquement par la plateforme, même si l'AI Act ne vous imposait rien.